2009 -2011

Oeuvres d'art embarquées dans l'architecture

 

Bâtiments - Modules sonores- projets

INPI Novembre 2009.

 

ORCHESTRER DANS LA CONCEPTION D’UN BÂTI

ENJEUX SUR L’HABITAT

 

Qu’est-ce qu’une œuvre embarquée dans l’architecture ?

Une œuvre embarquée dans l’architecture n’a rien à voir avec une œuvre in-situ, en ce sens qu’elle doit être conçue à partir du plan du bâtiment qui l’intègre - Elle doit en faire partie intégrante.

Imaginons une maison générique : Les œuvres embarquées pourraient devenir un outil théorique et critique pour penser l’espace de l’art aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

Mon intérêt dans ce projet consiste à développer des enjeux artistiques là où on ne les attend pas. Pour les OEAEA, mes propositions dans  l’architecture précisent des notions de sculpture en utilisant le son - le son étant par défaut embarqué dans l’architecture. Il s’agit d’inventer des zones de l'espace dont les propriétés puissent être activées par l’habitant ; exploiter les potentiels sensible et esthétique d’une situation ordinaire. Ces sculptures n’existeraient qu’avec le bruit de nos pas, nos paroles, nos déplacements d’objets au quotidien et prendraient corps dans l’architecture même.

 

Il pourrait également s’agir d’une construction de coupole pour la situation plastique que développe le foyer ou l’installation d’une série de portes isophoniques pour l’orchestration de circuits sonores ou de murs spécifiques pour la construction de « Lignes sonores » etc.

 

Dissipations ordinaires

Le glissement d’un espace dédié à l’usage vers un « espace plastique » semble procéder d’une beauté phénoménale; s’asseoir dans son salon, sa cuisine, sa chambre et se laisser porter vers un détail architectural, un volume particulier, un coin, une ombre sonore, une surface, une dispersion, un mouvement, une temporalité. Laisser émerger l’oeuvre précisément dès ces instants de dialogue avec le lieu dans lequel nous vivons. Il s’agirait presque d’une sorte de distillation de l’oeuvre vers le corps pour arriver à une représentation interne singulière.

 

D’une façon générale, les micros événements, les entres deux, les interstices ont toujours éveillé ma sensibilité.  Ma pièce « contours harmoniques »  réalisée en 2006 à la villa les Vallières, avait été pensé pour l’habitation et proposait des évènements sonores à la lisière de notre perception, sorte de ponctuation de l’espace invitant à l’écoute. Des sentiers « acoustiques » respectaient l’habituelle déambulation depuis la salle à manger, la chambre en passant par le couloir etc. Un micro était incrusté dans le plafond de la salle principale, des tweeters dans les murs restituaient avec un léger déphasage les évènements sonores produits par l’espace ambiant et les habitants. Un surlignage de hautes fréquences faisait apparaître la modification infime de l'espace à l’occasion d’un déplacement de chaises, de pas ou de voix. Parfois un mot prononcé restait en suspend. Cette intervention dans l’espace nous obligeait à observer et à modifier ces mêmes espaces par la seule activité de l’écoute. Les indices acoustiques restaient cependant très discrets.

 

 

 

"OEAEA - Villa les Vallières cabinet d'architecture Comte et Vollenweider"
"OEAEA dessin" diptyque
"OEAEA dessin"maquette
"OEAEA dessin"
"OEAEA- montage" projet pour une demeure
'OEAEA Diptyque
'OEAEA Diptyque"
"OEAEA projet déformation des murs"