2019

L'herbier  " Les "dessins" d'Isabelle Sordage sont d'un autre type. Ils ne sont pas issus d'un processus corporel, mais mettent en œuvre respectivement la nature mécanique de l'onde sonore - les traces laissées par la mine de plomb sur le papier, et un dispositif de conversion analogique d'un trait-résistance en un son. L'artiste choisit délibérément la cohabitation sonore et visuelle, sans craindre le parasitage. En mettant en œuvre des phénomènes invisibles dans des espaces minimalistes dont la forme s'affirme en écho à une histoire de l'art dense, ces œuvres s'exposent comme la peinture.

« L'information visuelle serait-elle suffisante pour susciter dans leur corps une résonance physique motrice, auditive ou émotive ? Ou porteront ils leur attention à l'immatérielle beauté de ces sons parfois inaudibles ? "

Par l'apparition de zones de précarité énergétique dans un jeu de correspondances et de rémanence, Isabelle Sordage encourage l'échantillonnage du sensible. Son herbier rappelle à une volonté de catalogage, une exhaustivité impossible dans le champ des correspondances sensibles. En modifiant l'espace jusqu'à sa réduction et son épuisement, l'artiste opère le passage d'un espace

envisagé, projeté de manière rigoureusement géomètrique, à un espace confondu. (...) Léa Dreyer 2020

de la série l'herbier
de la série l'herbier