Science

" Le miracle de ces gouttes d'eau que la présence d'un doigt rend folles devrait nous émerveiller . Hélas nous savons qu'elles ne sont pas libres mais soumises à une loi physique... Le seul miracle inépuisable est celui de l'art, de la création humaine. " Maurice Benhamou

 

(Vidéo Marlène Ciampossin ) Cette expérience s'est détoulée au cours de la semaine laboratoire ' Good vibrations' en juin 2014 et évoluera vers ma proposition Statfontain. 

‘ Statfontain’, a pris forme à partir d'un travail de fréquences sonores qui fige un filet de gouttes d'eau, comme en en apesanteur, au milieu de la pièce. Il s'agit également de faire intervenir d’autres événements dans une temporalité inhabituelle ; événements extrêmement ralentis, inversés ou encore figés. Les perceptions sont troublées. Ceci tient d'un réglage de fréquences extrêmement précis entre lumière et son. Cette idée part d’une expérience scientifique que je développe dans l’espace comme un dessin. Ce travail évolue avec le son vers des questions sensibles. Notre époque ne nous impose-t-elle pas de nous interroger sur les nouveaux outils 


Ce travail sera réalisé et développé dans le cadre de l'exposition  'structures de l'invisible'. Expostion menée et réalisée depuis l'initiative de l'artiste Martina Kramer :

"L'exposition Structures de l'invisible fait partie d'un projet global d'échanges entreartistes et scientifiques. Elle est coproduite par la Fondation Vasarely et le Musée Klovicevi Dvori de Zagreb, en Croatie. Elle réunit neuf artistes vivant dans différents pays dont la recherche traite de la question des structures librement interprétées de l'espace, du mouvement, de la lumière et de la matière, proposées comme expérience à l'observateur qui bouge, pense et perçoit. Pour concevoir l'invisible, l'artiste comme le scientifique doit recourir à la représentation abstraite, imaginer les dessins et les relations d'une intériorité qui se dérobe à nos sens, pour mieux approcher la réalité
concrète du monde physique. Ce détour par l'abstraction et l'imaginaire, pour donner forme à l'insaisissable, est mis ici en valeur comme lien principal de l'échange entre les artistes et les scientifiques.
L'exposition a été présentée à Zagreb, au Musée Klovievi Dvori, d’avril à juin 2014.
Elle est désormais visible à la FondationVasarely jusqu'au 4 janvier 2015. D'autres développements sont prévus par la suite, en
France, en Hongrie et en Finlande."